Le blog de VELOSSIMO 81

Bonjour

 Ce  blog VELOSSIMO 81  prend le  relais du  blog  velossimo.over-blog année 2012 et precedentes mais ce dernier   ci  reste  consultable pour  tous  ceux  qui  auront plaisir  à  relire  certains  des  petits  récits  ayant émaillé  la  vie  de  notre  association  depuis longtemps.

MICHEL et JEAN LOUIS.                

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RECIT ILLUSTRE DE LA TRAVERSEE DES ALPES 2014

Bonjour

Un récit illustré  de photos  de  notre Traversée  des Alpes  est  disponible, de plusieurs manières:

 soit en cliquant sur le lien:     http://www.calameo.com/read/00193756933c848463f63

 soit depuis  la page  d'accueil  du  site, en cliquant et  en déroulant  la  rubrique  NOS  GRANDES SORTIES PASSEES.

Ce  récit  personnel est  un peu  long  et  un peu  chiant  mais  il  constitue  pour  moi  un  fort  souvenir que  j'aurai  plaisir  à  partager.

AMITIÉS

MICHEL

LA CRAMPE DU LUNDI DE PENTECOTE.

La crampe du lundi

Pentecôte....La pente et la côte. Et le Saint Esprit censé donner du souffle aux apôtres ... du vélo .Vous y croyez vraiment vous ?

Fallait nous voir au camping d' Aspet , entre 15h40 et 17H selon les arrivées et les itinéraires choisis. Ah, les mines ! De toutes les couleurs, d'un blanc un peu trop blanc pour (a)l'un au rouge cramoisi pour un autre qui se reconnaîtra tout seul , aux stigmates de la souffrance ressentie plus d'une fois dans les ascensions. Le Buret, les Ares, Le Port de Balès. Le Menté. Le Portillon. Les Ares .Le Buret. Selon les objectifs affichés et les choix concrétisés.

Le Port pour tous.Nous partîmes à huit mais par une ascension pénible nous fumes disloqués en arrivant au Port. Les écarts, je ne peux pas vous dire car, comme d'hab, je suis arrivé dernier. Mais arrivé quand même, après avoir mis trois fois pied à terre pour retrouver un peu de foi.. en moi même . Mais que c'avait été dur sur certains passages ! Peut être payais -je aussi ma folie très récente d'avoir voulu monter cinq fois de suite la côte de Peygues. En tout cas, belle leçon d'humilité.

Là haut, tout là haut, au Port, hormis la vue sur les montagnes, c'était pas vraiment le Paradis.Un vent à dissuader tout Icare , même le nôtre, de s'envoler .Entre 90 et 100 kilomètres/heure. On tenait à peine debout.Du moins pour ceux qui s'étaient relevés après s'être allongés . Pas tous. Alain nous a joué une autre scène biblique : la crucifixion. Crucifié par une crampe tenace que Soeur Anne, Sainte Marie Madeleine, s'appliqua à terrasser.

Pour redescendre du sommet, après avoir lutté une fois de plus contre le vent pour enfiler les manches de ce qui est censé être un coupe -vent, on a fait les premiers mètres à pied, tenant fermement nos vélos.Barnabé et ses potes n'avaient jamais vu ça et priaient silencieusement pour que la descente se passe bien. Elle s'est bien passée.Le ravitaillement en eau fraiche de la fontaine de Bourg d'Oueil et le partage de quelques fruits secs nous ont remotivé.

Et le final de la descente jusqu'à Bagnères de Luchon nous a redonné confiance et plaisir. Un petit 67,9 km/h pour moi, plus de 73 pour les costauds.Une belle allure à six , entre Bagnères de Luchon et la route menant au Menté par Saint Béat.

Anne et moi sommes rentrés sur Aspet par les Ares et le Buret. Denis et Xav s'étaient échappés depuis longtemps à l'assaut du Portillon et du Menté. Tous les autres copains , Pélou, Bernard, Alain, Philippe, Jean Louis ont décidé de s'attaquer au Menté.

Au camping, après douche et mousse, Denis et Xav se sont rapidement remis de leur frustration d'avoir finalement occulté le Menté. Plus de 140 kms à plus de 21km/h dans ces Pyrénées franco-espagnoles à l'inhabituelle chaleur ...bel entraînement pour la suite. Xav a aussi évoqué quelques crampes ou crampinettes sans savoir , à ce moment là, qu'il était loin d'avoir épuisé le sujet.

On a attendu assez longtemps les « crucifiés du Menté », appellation unanimement gagnée par les autres copains. Galère, enfer, pied à terre, marche, petite chute, crampes, chute de tension... Ils ont souffert, ils se sont trouvés parfois pas prêts pour les Alpes tout en sachant que l'échéance approchait. Ils ont aussi retrouvé un certain sourire de consolation en apprenant que Xav et Denis avaient préféré les Ares au Menté. « Finalement, on a fait le plus dûr ! »...

Instant fort d'amitié, un verre et quelques biscuits bio partagés avant de reprendre les voitures.Merci Anne et Xav de vos initiatives.

Et ce lundi de Pentecôte qui avait vu la crucifixion quasi céleste d'Alain sur le Port de Balès s'est achevé pour une crucifixion d'un autre genre. Presque à terre. En voiture. Et par son conducteur,ayant charge d'âme.Les nôtres, Denis, Bernard, Pélou et moi.

Xave soi même a senti venir la ou les crampes Au point de devoir quitter rapidement l'autoroute pour s'arrêter sur un giratoire . S'extraire avec difficulté de la voiture, tenter de marcher et de boire sous les regards interloqués de deux mecs un peu chelous, selon certains, s'étant aussi arrêtés ici...

« Bon, faut que je marche encore un peu, ah putain, elle passe pas, quelqu'un veut conduire...bon, ça va mieux mais va falloir que je plie la jambe pour rentrer dans la voiture...pas maintenant....bon ça y est...je viens ! »

Pas de miracle donc en ce lundi de Pentecôte. Des côtes, des pentes, des chemins de croix menant au ciel, de la souffrance, du sacrifice, des crampes et.....le plaisir malgré tout et avant tout d'avoir partagé cette journée.Le souffle de l'amitié , nom de Dieu !


Vive le vélo !

MICHEL

9juin 2014

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Mes 10 OOOkms de l'an 2013

 

MERCI BARNABE ou  le rêve des 10000 !

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10 000 kms en vélo en dix mois pour cheminer sur des petites routes du Sud Ouest, s'aérer la tête, oublier des pépins musculaires et aller au bout du rêve à deux roues d'un récent Vacancier Permanent

 

Le rêve aère la tête et prépare les muscles.

 

« Eh, les bisounours de tout âge , les temps sont durs. ... faut pas rêver , ce n'est plus l'heure,...Mai 68 était d'une autre époque, d'un autre siècle !C'est la crise maintenant ...on avancera à petits pas...remballez vos chimères ...rentrez dans le rang ...il n'y a qu'une voie à suivre » répètent allègrement à quiconque s'écarte des réflexions standardisées de nombreux experts et autres beaux parleurs férus de pragmatisme .

 

Pragmatisme.Ah le joli mot ! Souvent utilisé à tout va par ces mêmes spécialistes. Toujours sérieux et raisonnables.Responsables aiment-ils préciser. Je les trouve assez BCBG , adeptes du désopilant style de premier de la classe. Proprement coiffés , sagement habillés. Uniformés . Parfois sympas, parfois suffisants. Jamais enclins à enclencher le moteur de l'utopie. « Cette foutaise, cette erreur » nous lancent -ils avec juste ce qu'il faut de condescendance pour montrer les difféPour un peu, je trouverais leur appel permanent à la raison démoralisateur ou dogmatique tout en respectant leur démarche lorsqu'elle respire la sincérité. Pas toujours. Certains en font plus ou moins délibérément carrière.

 

Tant pis ou tant mieux pour moi, je me sens de plus en plus d'un autre univers. Depuis avril 2012,mes vacances permanentes-certains appellent ça la retraite- ont amplifié mes penchants envers le doutesur l'évolution de ce bas monde. Sans renier les parcours de jeunesse.

 

Les balades en vélo, réguliers rendez vous avec soi même ou avec les copains , n' y sont pas étrangères. Elles favorisent aussi la méditation. Les résolutions. La rêverie. Emprunter les chemins de traverse sur mon cher vélo Barnabé m'aère la tête des flux d'un formatage certain de l'opinion et de la réduction des enjeux politiques et sociétaux à d'incessantes mesures techniques .Pragmatiques.

 

Désolé, je vais maintenant parler de moi en quelques lignes .Suprême paradoxe que celui d'un jeune retraité -mari, père et grand père-matériellement à l'abri mais cherchant quand même d'autres rives.Heureux symbole des générations les plus chanceuses de l'après guerre et des Trente Glorieuses ,je demeure insatisfait !Curieux et désireux d'une autre société.

 

Je ne sais pas si ça se soigne et je n'y cherche d'autre remède que l'engagement.Sans réellement trouver lequel(s) et sans continuer à suivre avec autant de connivence que durant ma vie professionnelle les habituels professionnels de la politique progressiste .Le doute , le rêve.

 

Les pragmatiques et les esprits chagrins nous ont baptisés bobos et irréductibles ringars de 68 « De quoi eux peuvent - ils donc se plaindre ? » Peut être ne nous plaignons nous pas pour nous même mais aimerions nous contribuer à réhumaniser radicalement la vie sur la planète. On veut participer d'une vision d'avenir différente.

 

En vélo , je déguste les paysages gaillacois ou quercynois ,me remémore de joyeux évènements , rêve à de nouvelles entreprises mais telle ou telle récente actualité dramatique m'amène aussi à penser sans sensiblerie que la société actuelle -celle des pays riches comme les autres-se raidit inexorablement dans quasiment tous les secteurs.

 

Une double tendance sociétale m'horripile tout particulièrement. La monétisation quasi générale de tous les actes de notre vie et la hiérarchisation de la valeur humaine selon le portefeuille .

 

Infatigables lanceurs d'alerte de la société civile Albert Jacquard , Henri Grouès Joseph Wresinski, Xavier Emmanuelli ,Coluche , Thomas Piketti, Pierre Larroutourou et d'autres plus méconnus ont voulu entretenir la flamme d'un meilleur partage .Chacun à sa manière. Il reste un long chemin à parcourir.

 

Louis Aragon a su nous demander si « c est ainsi que les hommes vivent » avant d'être chanté avec verve par Léo Ferré, Yves Montand, Philippe Léotard et Bernard Lavilliers « .Références durables.

 

Leurs jeunes successeurs existent certainement. Du côté de la nouvelle poésie chantée. Vers le slam, le rap , la nouvelle chanson.

 

Grand Corps malade a montré le chemin.Ma mère a étonnement découvert ses textes avant la plupart d'entre nous dans la famille et nous a époustouflés un soir de dîner prolongé à Sauzet en reconnaissant les premiers accords d'une de ses compositions.Avant tout le monde. On s'en rappelle tous.

 

Le sport est bien sur concerné par ces débats sur l'immersion de la finance .

 

Vélo, rugby, foot par exemple . Pourquoi ces formidables bleus du 20 novembre dont on a salué logiquement l'exceptionnelle rage de vaincre au Stade de France deviendraient ils in extremis les nouvelles icônes auxquelles nous devrions nous référer pour être de notre temps ? Devrons nous adopter leurs comportements, leurs idées, leurs valeurs, leurs accoutrements ?

 

Très peu pour moi quoique....

 

Je les aime pourtant bien ces grands bleus du ballon rond quand ils font vibrer de joie tout un stade mais je leur laisse spontanément leur Maserati , leur Rolex , leur apparent style de vie ou leur compte en banque .Leur (notre) récente victoire ne saurait être ternie par de nouvelles substantielles primes de qualification.

 

Vacancier permanent, je cherche maintenant à privilégier les pratiques purement amateurs dans la culture et le sport. A mon très faible niveau, j'aime et je recherche l'acte gratuit, la vraie solidarité entre acteurs , le dépassement de soi même , parfois douloureux, pour le plaisir et la fierté.Individuelle et collective.

 

J'ai donc rempilé pour un an dans la troupe du Petit Théâtre de la Madeleine et voulu tenter de me préparer méthodiquement -façon grupettiste- pour la Grande Sortie 2013 du groupe des cyclos de l'ASPCG du Tarn. Ceci supposait une à deux sorties par semaine sur mon vélo Barnabé .

 

Mais voilà, des incidents indépendants de ma volonté ont changé plusieurs fois mes aspirations cyclo.

 

Ils m'ont m'entraîné différemment vers de nouvelles aventures. De nouveaux rêves aérant la tête et préparant les muscles. Finalement, je ne regrette pas et plus ces imprévus. Je sais ce que j'y ai perdu d'un côté et gagné de l'autre.

 

Entre janvier et novembre 2013, Barnabé et moi avons emprunté d'autres chemins de traverse.Nous sommes allés au bout d'un nouveau rêve commun surgi en deux contretemps de grande frustration musculaire.Il s'appelle le Rêve des 10000 et mon vélo en a assuré toute la logistique.

 

Démonstrations.

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Le rêve sublime la frustration et conduit à l'estime

 

Début janvier, Barnabé et moi nous nous étions pourtant accordés très vite sur notre participation à la rituelle grande sortie annuelle des copains cyclo de l'ASPCG du Tarn. Habituellement une sacrée rando sur plusieurs jours demandant une forme physique évidente pour avaler nombre de kilomètres et digérer pas mal de côtes de toute difficulté.Cette année ce devait être l'Ardèche et ses gorges.

 

Logique. On forme un bon duo. On dispose du même temps libre .A nous donc de nous organiser en bonne intelligence pour préparer avec effort et constance l'aboutissement de ce projet .

 

Le projet 2013 a habité les esprits et s'est transforme en rêve . André A L'Ex André, Didier le Président et Jean Louis ont « openrunné « à qui mieux mieux pour bâtir toutes les hypothèses d'itinéraires et d'hébergement.On a apprécie leurs messages.On a ébauché des scenarii.

 

Jacques de Vigne Haut, Jean Louis le Basque Ardéchan et moi avons même rêvé de rejoindre l'Ardèche en vélo depuis Albi. En 3 étapes de plus de cent dix kilomètres chacune. Nos autres potes -les stars- projetaient de rallier le camp de base beaucoup plus rapidement.

 

Tous les copains ne roulaient pas en ce premier mois de l'année.André prenait son mal en patience car une opération le privait de vélo jusqu'en février. Bernard, Lolo, se remettait lentement d'une chute urbaine de décembre .Dany le Sage se bagarrait avec un genou enflammé .Jacques de Vigne Haut gèrait au mieux ses emplois du temps familiaux et associatifs et....ses douleurs aux lombaires. Francis poursuivait sa convalescence ou se préparait à une opération du ménisque .J'en oublie peut être.

 

Patatras. J'ai rejoint le club des éclopés au sortir d'une soirée au Napoli de Patrice et Laetitia après avoir voulu défier à la course à pied Mumu, revenue le 7 décembre de la Réunion avec sa Zina .Défi sur cinquante mètres, départ arrêté. Double claquage !!!! Bravo l 'Ecrivain public , bravo le sexagénaire amnésique sur son âge m'a soufflé Andrée.

 

Ce premier grand moment de frustration musculaire s'est éternisé mais je me suis concentré sur mes répétitions de la prochaine pièce du Petit Théâtre de la Madeleine en février sur la grande scène albigeoise. Dom Juan d'après Tirso de Molina.J'y jouerai Octavio et y mourrai sur place ! La gym volontaire du lundi soir à Lescure m'a aussi procuré d'autres plaisirs de groupes. Devait plutôt. 

Mum et Zina ont apporté quelques zestes d'animation supplémentaire dans la maison réorganisée par Andrée pour accueillir au mieux sa maman dont la santé et l'autonomie déclinaient conjointement.

 

Février.Reprise sportive et sorties grupettistes avec Jean Marc, Sébas, Jean Louis .Didier, le Duc de Chevreuse nous a accompagné quelques fois. Linlin, rassuré par ses analyses pré-cholesterol et gamma GT a fait une apparition.

 

On s'est aussi regroupé entre stars et grupettistes pour la reprise d'André.J'y ai retrouvé Walter, Pélou, Alain, Hervé.Je me souviens aussi d'avoir roulé à cette époque une fois ou deux avec mon pote Andy.Sur ses terres carmausines ou ségalesques .En mai, le vent et ou la pluie ont contrarié plusieurs fois le projet de sortie en Mazamétain, chez l'ami Guy. Sa déception n'était pas feinte.

 

Début juin, Barnabé rayonnait. Il venait aussi de renouer avec les petites routes du Lot. Bélaye, Luzech, le col de Crayssac, Douelle, Saint Vincent Rives d'Olt , Montcuq, Castelnau-Monratier, Montpezat du Quercy notamment.

 

Sur le Tarn , il s'était offert plusieurs côtes entre la vallée d'Ambialet et les plateaux de Villefanche ou d'Alban, une rando en Grésigne jusqu'à Penne et Vaour, des sorties dominicales avec les collègues vers Gaillac, Cadalen, Cahuzac, le Réalmontais, Teillet . Je me souviens d'une insolite petite route entre Arifat et Lafenasse passant devant une gigantesque carrière.

 

En prévision du périple ardéchois, Jean Louis le Basque avait récemment et consciencieusement requinqué Barnabé .

 

Je me sentais aussi en forme, satisfait de mes entraînements et fier des 2997 kms maintenant affichés par le compteur du vélo. Je m'étais donné pour objectif d'atteindre 3000 kilomètres avant d'entamer l'opération Ardèche. Nous avions encore 3 semaines devant nous. Le rêve semblait à portée de pédale.

 

Patatras bis. La séance de gym du lundi soir va contrecarrer les choses. Pendant un petit match de basket, lors d'un mouvement de rotation, je sens soudain mon genou gauche faire des siennes , se déboiter un peu et me signifier une douleur chaude constante. Je boitille .J'arrête aussitôt de courir, me douche, abandonne les copains du gymnase et rentre tout penaud à la maison, rue Lamartine.

Michel , le copain toubib membre du club de gym de Lescure et Jacky le coach m'avaient ausculté et rassuré : «... ce ne sont pas les ligaments, mets toi de la glace ….dans quelques jours, ça devrait aller... »

 

Tu parles...le lendemain, difficile de mettre le pied à terre....direction la clinique Claude Bernard pour des radios ...retour chez le médecin généraliste ...port d'une grandissime attelle ….examen en IRM au bout d'une semaine vu la persistance de la douleur et de la gêne.

 

Verdict final du toubib quant à ma future pratique du vélo …. » pas d'objection majeure pour de prochaines courtes sorties sur le plat ….par contre je vous conseille fortement d'éviter tous types de côtes et de longues distances nécessitant des efforts musculaires soutenus»...

 

Et l'Ardèche ? Et le mont Aigoual? Et les gorges ? La sortie de 600 kilomètres avec les potes ? Déjà, l'année précédente, j'ai déclaré forfait pour les Pyrénées , je vais quand même pas récidiver !

 

Et bien si ! La route des gorges s'adresse aux grimpeurs...

 

Seconde frustration pas simplement musculaire. Me voici pour au moins trois semaines en chômage sportif. Ni gym, ni vélo en extérieur.Seule la natation est encouragée.

 

J'ai beau fréquenté Atlantis avec l'ami Jacques de Vigne Haut, lui aussi hors course ardéchoise.la douleur persiste ... Ah, ces deux vacanciers permanents, ils ne tiennent pas le coup !.

 

Frustré, vexé, excédé, je confirme mon renoncement pour le périple ardéchois lors de l'ultime réunion de coordination au Conseil Général. J'avais prévenu de mes déboires sur le blog sans hypothéquer la suite des évènements.

Les copains prennent la route de l'Ardèche. Tout en suivant leurs exploits grâce aux messages de quelques uns, je remonte prudemment sur Barnabé et m'adonne l'après midi à quelques pédalages sur home-trainer en intérieur ou sur pelouse.

Je continue de gamberger quelque peu.Déception, frustration, colère, découragement passager devant cet échec , considérations peu amènes sur le temps qui passe et sur l'âge .Retraite, retrait, renoncement...les 3R m'assaillent.

 

Soudain une belle idée surgit. Un nouveau rêve réparateur. Reconstructeur. Refondateur de l'estime de soi et de celle des autres.

 

Tant pis pour l'Ardèche ...la page est tournée mais je vais marquer mes six mois 2013 restants d'un autre symbole cyclo fort.Très fort. Il aura le goût affirmé d'un nouveau record personnel .

 

Il demandera effort, discipline, constance, pugnacité ,adaptation aux caprices météo tout en procurant plaisir et fierté.De celle qui illumine les visages enfantins d'un beau sourire lorsque les bambins ont réussi quelque chose d' inaccessible..Comme un rêve !

 

Oui , avant le 31 décembre, le compteur de mon vélo Barnabé devra enregistrer 10 000 kms annuels . Soit 7000 kms sur 6 mois et 2000 de plus que l'année précédente .

 

En fait, puisque je ne l'ai jamais remis à zéro depuis son acquisition au printemps 2010, mon compteur devra afficher 29 000 kms. En attendant les 30 000 le premier trimestre 2014.

 

Bien sûr cela va nécessiter une disponibilité certaine mais Andrée se consacre , à Albi et à Paris, à l'accompagnement quasi permanent de sa maman dans la maladie et la perte d'autonomie. Elle donne donc son accord pour les 10 000.

 

Sainte femme ! Fille modèle.Double merci.

 

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Le rêve accompli rend heureux et fier

 

10 000 !Et oui, Barnabé et moi sommes allés au bout de notre rêve, mardi 19 novembre après midi . Sur un parcours familier entre Albi-Lisle sur Tarn-Montans-Albi choisi en fonction du solde à clôturer , 71 kilomètres très précisément.

 

L'itinéraire en comporte quelques uns de plus. Ce sera ma récompense...le fol moment déjà expérimenté où on devient tellement heureux d'avoir atteint le but qu'on ne se sent plus pédaler. On flotte !.

 

Je me souviens de cette sensation perçue en haut du Galibier , du Tourmalet et du Ventoux, après l'épopée Finiels lors de mon retour en solitaire Sauzet-le pont d'Arthès-Albi, au sommet de la première ascension du Puy Mary avec Jean Philippe et Walter, en haut de la côte de DoueJe repense aussi à nombre d'émotions ressenties à vélo cette année sur les petites routes du Tarn, de l'Aveyron, du Lot, du Lot et Garonne, du Tarn et Garonne, de la Haute Garonne, de la Dordogne, de Lozère, de l'Ardèche, du Cantal , des Pyrénées Orientales et même des Alpes Maritimes .Un grand Sud Ouest et un petit Sud Est.

 

Que de souvenirs !

 

Que de beaux matins sauzétois, peu après le lever du jour, à l'heure où Erwan l'aubergiste ouvre sa terrasse pour entamer sa journée de travail et servir le café aux VRP . Moi, j'emballe Barnabé dans le Lodgy pour rejoindre la vallée du Lot et y pédaler par tronçons aller-retour entre Luzech et Bouziés, la Magdeleine et Cajarc, Cajarc et Decazeville, Puy Lévêque et Castelmoron, Castelmoron et Aiguillon . Des étapes cyclo pour la plupart d'environ deux fois 50 kms.

 

L'épisode du PV pour excès de vitesse du Lodgy( 1km/h) à Trentels au retour de l'étape Castelmoron-Puy Lévêque me fait maintenant sourire même si j'y ai laissé un point et quarante cinq euros . Tout comme ma redécouverte de la place du marché de Villeneuve sur Lot arpenté il y a encore peu spectaculairement par Jérome l'Argenté sans foi ni loi .

 

Je repense aussi à la terrible côte de Lasvergnes avec Jean Philippe, au retour du Puy Mary .Les années passent, on avait moins souffert il y a trois ans. Tiens , cette année, mon frangin a passé les 4000 kilomètres dans le Lot, à Lagardelle, près des vignes et de l'ex usine Noël .Son sourire en disait long sur la photo.Il envisage maintenant de s'offrir dans quelques temps un nouveau vélo tout en conservant, lui aussi, une indéfectible affection pour l'actuel.

 

Je me souviens de ces deux périples insolites : Albi-Toulouse une fois et quelques semaines plus tard Toulouse-Albi.Dans les deux cas, les Allées de Brienne, domicile de la Mum, en étaient le but ou l'origine. Mon père doit apprécier , là où il se trouve, que Xav et sa sœur , deux de ses quatre petits enfants, aient tous deux choisi choisi Toulouse pour y construire ou reconstruire leur vie. Toulousains ! Toulousains !

 

Je nous revois, Jean Louis et moi, en octobre, sur la route ensoleillée de l'Aigoual devant le panneau de l'observatoire météorologique . A Luzech, autour de mes potes lotois, Pierre et Claude et d'Alain l'épicier de Sauzet,ex Mazamétain de chez Valéo et qui me fait une réputation usurpée au village de bon cyclo.

 

D 'autres flash s'incrustent fugacement : les signalétiques cadurciennes viticoles du domaine d'Alary et du château Laur, celle d'une pension canine devenue ChienHotel.

 

J'avais aussi bien ri un après midi d'août devant le panneau routier de Goujounac remplaçant l'explicite mention Danger par la non moins compréhensible Festivités . La fête votive y est aussi réputée que l'étroitesse de la route. Je repense aussi à la signalétique des grottes de Foissac transmise par smartphone à un certain Roland éponyme.

 

A priori , pour conclure ces 10 000,j'avais prévu de sortir mercredi, en compagnie de Jean Louis le Basque Bondissant .Mais voilà, mon pote s'est pris les poumons, le nez ou la gorge dans quelques courants d'air du garage Renault quelques jours avant et la météo a semblé moins coopérative mercredi que mardi.

 

J 'achèverai donc mon rêve en solitaire. Dommage mais les autres copains valides travaillent .Respect.Je n'ai pas osé les débaucher, connaissant leur zèle professionnel et leur amour du travail titanesque.

 

Je souris enfin en me remémorant mes escapades cyclo autour d'Antibes,de Cannes, de Nice et de Grasse . Il faut reconnaître que monsieur Estrosi et ses collègues des bords de mer savent aménager des pistes cyclables dignes de ce nom. Beaucoup plus larges que les albigeoises.

 

De nouveaux souvenirs me traversent l'esprit . D'abord la rencontre sur les berges du Lot, à la sortie de Cahors avec toute une équipe du CAT Boissor de Luzech. Les gars et leur moniteur étaient venus effectuer l'entretien paysager d 'une belle demeure, le bateau-promenade le Fénelon arrivait à l'écluse et mon vélo a attiré leurs regards . On a échangé un long moment.

 

Je me rappelle aussi de ma venue à vélo à Tournon d'Agenais, le dimanche de la Foire à la Tourtière. Les arcades de la place de la mairie sentaient bon cette spécialité dont la mairie de Penne d'Agenais m'a fait membre de la Confrérie en …. 1984. Et le bouclier de Brennus du vainqueur 2013 du » championnat d'Honneur trônait fièrement à l'angle de deux rues.

 

D'autres souvenirs cyclopédiques m'envahissent . Les conversations en tout genre avec Jean Marc de la Madeleine , les haltes gaillacoises du grupetto devant le bitro-resto Vigne en foule, cousin du Pré en Bulle albigeois. La rando Albi-Lagrave-Albi avec Mumu autour de la Table de Marie , les photos en selle sur Barnabé d'Aaron et de Stéphane le footeux réunionnais copain de toujours de Xavier Doumerc. La journée Tour de France à Montroc en compagnie de Lylie et Dion où on a bu autant de bières qu'on a récolté de cadeaux de la caravane publicitaire. Et ils étaient nombreux, pour le plus grand plaisir de leur fiston .

 

Le 10 000ème kilomètre s'affiche au retour, à cinq kilomètres de la maison, à hauteur (!) du Poggio du Séquestre.Au bout donc de l'embranchement entre le chemin de Tailleferier et la route Carlus-Albi .Au panneau du stop.Là où est indiqué ….

 

Il ne fait ni beau ni chaud, le ciel devient gris fonçé, le thermomètre indique 8 degrés. Il est un peu plus de 17 heures .On pressent que la nuit noire ne va pas tarder. Je pense alors à Andrée à Paris assumant avec son frère et sa sœur les suites du décès de sa mère, le 2 novembre dernier. Nous nous retrouverons dans cinq jours .

 

Cela fait un bon moment que je ne peux m'empêcher de consulter mon compteur. J'ai commencé à Lisle via le Séquestre, Marssac, Gaillac,Sainte Cécile d'Avès et Saurs .40 kms sur la place de la bastide .

 

Maintenant, je résiste cinq kilomètres au maximum avant de replonger les yeux sur le compteur et en profite pour boire en même temps.... Plus que 30, 20. Michel, tu as déjà roulé les 999/1000 de ton pari avec toi même...alors savoure et joue le jeu. Imite les copains qui sprintent toujours à proximité du Poggio . Sur 130 mètres et quelques dizaines de mètres de dénivelée.Et me voilà transformé en fou pédalant !

 

Ca y est ! Je freine tout sourire et pose le vélo sur le panneau du stop. Enlève sac à dos et gants, trouve la page blanche sur laquelle j'ai écrit Merci Barnabé.10 000 kms. Janvier-Novembre 2013.La coince sur le cadre et prends plusieurs photos avec le smartphone.

 

Je fignole.Une voiture descend du chemin de Tailleferier. Le conducteur m'aperçoit.Stoppe.Ouvre ses glaces et me demande gentiment si je veux vendre mon beau vélo.

 

J'éclate quasiment de rire et lui explique , tout excité, que je viensde faire 10 000 kms en vélo et qu'il me faut bien remercier ma machine en la photographiant lors de ce moment historique.

 

Il me regarde rêveur et confiant, prend le temps de réaliser et me dit spontanément ….bravo...c'est beau d'avoir une passion, d'aller au bout de ses rêves. Moi,j'ai la passion des chevaux de selle. Je viens d'ailleurs de les soigner en haut du chemin de Tailleferier et je rentre.



Une petite demi heure plus tard, arrivé rue Lamartine , douché, je débouche une bouteille de Gaillac champagnisé du Domaine de Vayssettes. J' en déguste une ( deux) flutes avant d'envisager quelques fêtes avec les copains et de téléphoner à Muriel et à Xav. Aaron doit aussi être mis au courant de cette réussite grandparentale.

 

Un jour viendra où nous nous promènerons ensemble à bicyclette.Son père et sa tante seront certainement de la partie et la grand mère prendra des photos avec son smartphone tout en téléphonant à Chantal ou Nadine.

 

Je repense de nouveau à cette rencontre du Poggio basée finalement sur la passion et son prolongement, son aboutissement accompli.Le rêve teinté de bonheur et de fierté.Quelques gorgées de plaisirs majuscules à la Philipe Delerm.


Ils sont bien beaux ainsi mes 10 000 .Je m'en souviendrai toute ma vie.

 

Merci,Barnabé !


MICHEL.........................................................

22novembre 2013

L'AIGOUAL....cette fois çi , nous voici!

Très cher Aigoual !

Rappelle toi. En juin, les copains en route vers l'Ardèche n'étaient finalement pas tous venus te saluer. L'heure, le brouillard, les kilomètres avaient finalement dissuadé le Basque Accompagnant et sa coéquipière de vérifier si ton observatoire maintenait son cap météo en toutes circonstances.

Quant à moi, j'avais décidé quelques jours avant le grand départ de rester à Albi, la mort dans l'âme et la douleur au genou persistante après une soirée de gymnastique et de basket avec les joyeux drilles de l'ASAL. J'ai dû écouter la recommandation du toubib après un passage en IRM. Le mot d'ordre médical était..."patience, patience"! Ou encore..." surtout pas d'effort en côte, pas de côte"'' ....ce qui,pour une traversée des Pyrénées, n'est pas des plus simples à résoudre.

Jean Louis et moi avions vraiment une dette à ton égard.Nous sommes donc venus nous en acquitter ce mercredi 9 octobre. Jour de congé pour le mécano et de vacances exceptionnelles pour le vacancier permanent en quête d'un autre pari fou.10000kms au 31 décembre malgré deux mois d'abstinence sur le premier semestre. Les Dieux de la météo seront ils avec moi, nom de Zeus?

L'Aigoual, cette fois çi, nous voici.

Partis d'Albi en Lodgy vers les 7H30, courageusement attablés vers 9H45 au bistrot de Nant pour un bon café et de savoureux échanges verbaux avec la patronne, parés de nos cuissards longs et prêts à enfourcher les vélos à 10H. La météo avait prévu 10 degrés à Nant et 2 là haut chez toi. En fait, première bonne surprise, nous avons quitté notre camp de base avec une température de 14 degrés.

Le Basque a tracé l'itinéraire , vérifié et revivifié ses choix durant quelques soirées. Je reconnais la qualité du travail de ce capitaine de route consciencieux et sachant doser les difficultés pour des grupettistes de notre espèce.

Pour venir te saluer, on a donc d'abord cheminé vers les Cuns , l'éperon rocheux de Cantobre et ses maisons fortifiées dominant deux vallées et la rivière Dourbie . On a alors rejoint Trèves et son épicerie associative avant d'atteindre la Pierre Plantée -ligne de partage des eaux- après 5 kms de montée à 5,6% de moyenne.Le Basque m'avait prévenu de la hardiesse du premier kilomètre mais je l'ai assez bien maîtrisé. On a ensuite enchaîné vers Dourbies , la commune et ses hameaux rattachés puis l'Espérou .

Joli parcours, moments et routes privilègiés . Nature, calme, silence.Beauté des gorges. .Peu de trafic à quatre roues..Un fort sentiment de quiétude dans la tête et le corps. Pédaler en compagnie d'un pote devient un régal.

Arrêts photo selon notre bon plaisir au hasard des rencontres paysagères et architecturales. Joies de rouler et de vivre sur l'instant présent sans contrainte d'horaires, de contempler aussi des paysages rappelant certains films sur les épopées camisardes et les révoltes contre le clergé catholique. Pont de Montvert n'est pas si loin.

Plaisirs aussi de découvrir des rochers de granit disséminés en plein champs ou sur la rivière et rappelant notre Sidobre, de rouler plusieurs fois sur des tapis de fruits rouges supposés être des sorbiers, d'entendre de cristallines cloches de vaches avant de les apercevoir ruminant paisiblement à flancs de coteaux . Frustrations enfin de ne pas rencontrer de brebis sur ces terres de haute transhumance même si l'on en devine la raison.

Amusement de trouver de temps à autre de flambants mobil home et d'antiques caravanes bien usagées sur des terrains de camping ayant su conserver une taille humaine. Cette région sait garder une âme de pionnière du tourisme de découverte naturelle .

En arrivant à l'Espérou, le Basque Affamé décide de stopper devant l'épicerie du village . Belle intuition car on connait alors une formidable émotion culinaire. Les casse croute de l'épicerie La Transhumance sont aussitôt entrés dans le top ten de mon classement des meilleurs sandwiches . Vrai pain de campagne, vrai jambon de pays, vraie tome de brebis. Le tout , assez copieux, pour 3, 30 euros chacun.De quoi faire fermer à tout jamais toutes les supérettes des aires de repos autoroutières.

La montée finale vers l'Aigoual s'étale sur 9 kilomètres de pente pas vraiment agressive -de 3,5 à 5,6%-d'autant plus que le nouveau revêtement de la large voirie nous offre un confort sans limite si ce n'est celle du marquage.

Il est presque 14 heures quand on pose pied devant la signalétique Observatoire météorologique du Mont Aigoual.1567 mètres. Le temps de se congratuler, de noter les 54 kilomètres affichés par le compteur, d'observer intensément le panorama après avoir rejoint la table d'orientation, de regarder le bâti , de croiser une Japonaise dont un mollet plâtré est quasiment scotché à un mini plateau à roues.

Le temps aussi de jouer juste un peu les cabots. On se prend en photo l'un l'autre. On téléphone à Sébastien et à Walter pour saluer les potes et pour envoyer au Conseil Général quelques bouffées d'air pur aigoualien via les smartphones.

Air pur, air pur...je ne saurais oublier derrière les toilettes publiques du bâtiment le long tuyau du camion de vidange de la fosse septique venu retirer les témoignages odorants de la saison touristique. Les effluves ne nous dissuadent pas de franchir la porte du bistrot pour y apprécier un café.

Plus loin, près des parkings, un groupe d'étudiants en géologie , tous assis en tailleur sur l'herbe,de grands cahiers sur les genoux, écoute religieusement un cours professoral de préparation à un concours. Avec pour décor naturel cet assemblage de montagnes ;

Allez, salut l'Aigoual!

Retour pour nous vers Nant par un tout autre parcours que celui de l'aller. 50 kilomètres logiquement plus faciles puisque descendants via Montjardin, Lanuejols, Revens et Cantobre. Tout se passe bien, hormis quelques frayeurs dues au bruit intermittent de ma roue avant dès que je dépasse les 40 kms/heure. Hormis aussi une atteinte certaine sur une route forestière en raison du chargement en arbres et branches d'un camion par une espèce de grue -élévatrice aussi brutale qu'impressionnante. Quelques automobilistes héraultais venus cueillir les champignons cévenols prennent leur mal en patience.

16H30. On retrouve la place principale de Nant .Quelques minutes plus tard, re transformés en bipèdes sans casque ni cales aux chaussures, on se promet une bonne bière récompense à Saint Afrique. Et on tient notre promesse.

D'ailleurs, cher Aigoual, cette Leffe, on l'a dégusté à ta santé. Ravis de cette journée et de t'avoir enfin rencontré. Il aura quand même fallut de Nant à Nant plus de 104 kms et 5h 27 de selle.

Mon premier objectif 2013 est atteint. Je poursuis le second.

MICHEL
10 octobre 2013.

DE GORGES BIEN INFORMEES....

Salut à  tous  et à  toutes...

Ah, ce  millésime 2013 de la  grande  sortie ASPCG velo!

L'exploit  est  encore  là, les  langues  se  délient, les  photos se  publient, la  nostalgie  affleure,des projets  de  récits sont  espérés...

Bref, le  frustré  des  gorges  que  je  suis  en  sait  un peu  plus. Et partage  ainsi  la  joie  et  les épreuves des uns  et  des  autres.

 

 Thierry M, d'abord," la  force  tranquille"du groupe est  celui  qui  en revient  avec les  souvenirs  les  plus  douloureux.Sur  le  vélo, pour  lui, tout  s'est bien  passé, sur  la  terre  ferme  aussi, mais  pas  entre  les  deux, sur l'escalier  du  gîte le denier jour ....Les  cales  des  chaussures se  sont  dérobées, il a  voulu se retenir, s'agripper....résultat un  bras  en écharppe, une  atelle , du  repos, de  la  rééducation après  une toute  récente intervention médicale ( m'a  t'on  dit)...

 

Pélou  et Sébas se  sont  distingués en un autre  domaine. Celui des  kilomètres  en  plus lorsqu'ils  font la  course  en tête  et confondent droite  et  gauche (!!!) . Ils y  ont  gagné  chacun  un surnom et  je  laisse  à  de  futurs commentateurs  le  soin de  les  divulguer.

 

Walter  et Nadège ont  impresionné leurs  petits  camarades de  canoé le  dimanche  matin  par  la  maîtrise  commune de  leur embarcation aquatique . Il parait  que Fanfaronissimo  n'en menait  pas  large.Mais  est  ce  bien sûr  pour  un gars  qui  n'a  peur  de  rien?

 

Anne , Patricia  et Nadège  ont  su convaincre  tous  les  males de  l'intéret  d'une  séance de  stretching.Et la première  a  mené la  troupe  d'une  main  de  grande  prétresse. Allant  même  jusqu'à  corriger  les  fausses  postures  de  quelques  uns. Et  je  ne  parle  pas  en plus  de  sa  recette  de  gâteau  sportif qui  fait  le  buzz.

 

Gérard  a  enfin pu  pédaler  de  temps  à  autre, lorsque  le Super Chef  Cuisto Jacques  le  lui  permettait gentiment .Et  la  légende  raconte  déjà que  ce  longiligne  jeune  homme  en a  remontré  à  plus  d'un dans  les  côtes  ardèchoises. Stars ou starlettes  comprises.Une  pensée  émue  pour  son  vélo, aussi  vaillant  que  lui!

La  suite, s'ily en a  une, au  prochain  numéro.

 

MICHEL, cyclo convalescent se promettant un automne  cyclo revigorant!

 

Ardèche fin d'une belle epopée

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dernier repas pris en commun au gite avant le retour sur Albi ou nous sommes arrivé vers 19H sans aucune difficultés de parcours.

rendez vous est pris pour la prochaine sortie annuelle 2014

des photos seront posté sur le site 

jlouis le basque

GORGES DE L 'ARDECHE:TROISIEME JOURNEE

 

 

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Salut!
       

Alors,  ce  vendredi?

Journée "  hard" m'ont  dit au téléphone  plusieurs copains.Manifestement heureux et fatigués.

Et  d'expliquer quelques unes  des  difficultés rencontées par  les  uns  ou  les  autres  ..." La  corniche signée Icare, les suppléments   de  route façon Pélou et Sébas ,les  cols  en extra pour  deux  des  stars , des cotes à  n'en plus  finir pour  chacun et  chacune..

A l'arrivée  entre  100  et 160  bornes!!!! Chapeau notamment  à Nadège  et Patricia dont  le  baptême  du  feu s'avère exemplaire de  volonté  et  d'esprit  de  groupe.

Après l'effort, le  réconfort .Une  belle ambiance   dans  les quatre  gites, une  immense  tablée  à  l'heure  de  l'apéro  et  de  ses  suites.Bref, apparemment, un sacré  millésime.

Quelques  témoignages photos:

La piscine:20130620 181454
 et  puis :

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Et enfin, à  chacun son Ardèche, voici  la  mienne, pour  l'instant, en attendant  ma  session de rattrapage en septembre ( appel  aux  volontaires)

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GORGES DE L ARDECHE DEUXIEME ETAPE!

 Photos - témoignages d'"une  journée pleine  de  souvenirs et  de  complicités entre  grupettistes  et  stars!"

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GORGES DE L 'ARDECHE:PREMIERE ETAPE ALBI-MEYRUEILS

Mercredi 19 juin.Ils  sont  partis  en  deux  groupes, ils  ont  tous  rejoint MEYRUEILS et ont pu  apprécier les marabouts  du  camping de la Pègue.....Pour  l'instant  je  n'en  sais pas  plus  et  ai  préféré  les  laisser tranquilles  aux  heures  supposées  de leur  arrivée, de  l'installation  de la  douche, des massages, du  dîner jacquart....

Ils  ont  du  en  baver  un peu  avec  la  distance  et  la météo mais...qu'est  ce  que  je  les  envie! Sacré genou, j'enrage!

Bonne  suite à  tous et  toutes puisque  cette  année trois collègues  femmes  sont  du  périple.
La  suite  au  prochain  numéro.
Vive le  vélo!

MICHEL 

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Premiers  témoignages photos de smartphone  à smartphone:

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M LE MAUDIT....SUITE

Salut

 

A la  demande  de  personne, je  viens  donner  quelques  nouvelles confirmant la  création possible d'un troisième  groupe  au  sein de notre joyeuse  équipée  des  cyclos  de l'ASPCG.

Après  les  stars  et  les  grupettistes voici " les éclopés  du  moment"! Et peu  contents  de l'être!

Ce  groupe est  susceptible  de rassembler  aussi  bien  des  stars  que  des  grupettistes  .Tous  rêvent  de  retrouver prochainement les  uns  ou  les autres pré  cités.Sans trop  savoir  quand précisemment.

En attendant , ils  peinent  à  prendre leur  mal  en patience et ne pas  rouler avec les  copains les  agace prodigieusement.Renoncer à la  grande  sortie  annuelle  encore  plus.

Bref, j'en suis.......  au  point  de devoir annuler  moi aussi ma  participation (  deux  fois  en  deux  ans!!!!) à  l'aventure 2013 des  gorges  de l'Ardèche.

Point  de  côtes  et  de  descentes  autorisées, point  de  mouvements  fréquents  de rotation du  genou gauche permis en attente  d'un  vrai  diagnostic sur l'état  du  cartilage!

J'en saurai plus vendredi mais ...
MICHEL