LA CRAMPE DU LUNDI DE PENTECOTE.

  • Par velossimo
  • Le mardi, 10 Juin 2014
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La crampe du lundi

Pentecôte....La pente et la côte. Et le Saint Esprit censé donner du souffle aux apôtres ... du vélo .Vous y croyez vraiment vous ?

Fallait nous voir au camping d' Aspet , entre 15h40 et 17H selon les arrivées et les itinéraires choisis. Ah, les mines ! De toutes les couleurs, d'un blanc un peu trop blanc pour (a)l'un au rouge cramoisi pour un autre qui se reconnaîtra tout seul , aux stigmates de la souffrance ressentie plus d'une fois dans les ascensions. Le Buret, les Ares, Le Port de Balès. Le Menté. Le Portillon. Les Ares .Le Buret. Selon les objectifs affichés et les choix concrétisés.

Le Port pour tous.Nous partîmes à huit mais par une ascension pénible nous fumes disloqués en arrivant au Port. Les écarts, je ne peux pas vous dire car, comme d'hab, je suis arrivé dernier. Mais arrivé quand même, après avoir mis trois fois pied à terre pour retrouver un peu de foi.. en moi même . Mais que c'avait été dur sur certains passages ! Peut être payais -je aussi ma folie très récente d'avoir voulu monter cinq fois de suite la côte de Peygues. En tout cas, belle leçon d'humilité.

Là haut, tout là haut, au Port, hormis la vue sur les montagnes, c'était pas vraiment le Paradis.Un vent à dissuader tout Icare , même le nôtre, de s'envoler .Entre 90 et 100 kilomètres/heure. On tenait à peine debout.Du moins pour ceux qui s'étaient relevés après s'être allongés . Pas tous. Alain nous a joué une autre scène biblique : la crucifixion. Crucifié par une crampe tenace que Soeur Anne, Sainte Marie Madeleine, s'appliqua à terrasser.

Pour redescendre du sommet, après avoir lutté une fois de plus contre le vent pour enfiler les manches de ce qui est censé être un coupe -vent, on a fait les premiers mètres à pied, tenant fermement nos vélos.Barnabé et ses potes n'avaient jamais vu ça et priaient silencieusement pour que la descente se passe bien. Elle s'est bien passée.Le ravitaillement en eau fraiche de la fontaine de Bourg d'Oueil et le partage de quelques fruits secs nous ont remotivé.

Et le final de la descente jusqu'à Bagnères de Luchon nous a redonné confiance et plaisir. Un petit 67,9 km/h pour moi, plus de 73 pour les costauds.Une belle allure à six , entre Bagnères de Luchon et la route menant au Menté par Saint Béat.

Anne et moi sommes rentrés sur Aspet par les Ares et le Buret. Denis et Xav s'étaient échappés depuis longtemps à l'assaut du Portillon et du Menté. Tous les autres copains , Pélou, Bernard, Alain, Philippe, Jean Louis ont décidé de s'attaquer au Menté.

Au camping, après douche et mousse, Denis et Xav se sont rapidement remis de leur frustration d'avoir finalement occulté le Menté. Plus de 140 kms à plus de 21km/h dans ces Pyrénées franco-espagnoles à l'inhabituelle chaleur ...bel entraînement pour la suite. Xav a aussi évoqué quelques crampes ou crampinettes sans savoir , à ce moment là, qu'il était loin d'avoir épuisé le sujet.

On a attendu assez longtemps les « crucifiés du Menté », appellation unanimement gagnée par les autres copains. Galère, enfer, pied à terre, marche, petite chute, crampes, chute de tension... Ils ont souffert, ils se sont trouvés parfois pas prêts pour les Alpes tout en sachant que l'échéance approchait. Ils ont aussi retrouvé un certain sourire de consolation en apprenant que Xav et Denis avaient préféré les Ares au Menté. « Finalement, on a fait le plus dûr ! »...

Instant fort d'amitié, un verre et quelques biscuits bio partagés avant de reprendre les voitures.Merci Anne et Xav de vos initiatives.

Et ce lundi de Pentecôte qui avait vu la crucifixion quasi céleste d'Alain sur le Port de Balès s'est achevé pour une crucifixion d'un autre genre. Presque à terre. En voiture. Et par son conducteur,ayant charge d'âme.Les nôtres, Denis, Bernard, Pélou et moi.

Xave soi même a senti venir la ou les crampes Au point de devoir quitter rapidement l'autoroute pour s'arrêter sur un giratoire . S'extraire avec difficulté de la voiture, tenter de marcher et de boire sous les regards interloqués de deux mecs un peu chelous, selon certains, s'étant aussi arrêtés ici...

« Bon, faut que je marche encore un peu, ah putain, elle passe pas, quelqu'un veut conduire...bon, ça va mieux mais va falloir que je plie la jambe pour rentrer dans la voiture...pas maintenant....bon ça y est...je viens ! »

Pas de miracle donc en ce lundi de Pentecôte. Des côtes, des pentes, des chemins de croix menant au ciel, de la souffrance, du sacrifice, des crampes et.....le plaisir malgré tout et avant tout d'avoir partagé cette journée.Le souffle de l'amitié , nom de Dieu !


Vive le vélo !

MICHEL

9juin 2014

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